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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 00:15

Cher(e)s ami(e)s,

 

En ce jour, je pense à vous tous et vous adresse  un joyeux Noël plein de Lumière et de force.

 

Je vous propose la dernière étape de ma crèche, en vous présentant la Nativité.

 

Comme j'ai eu l'occasion de vous le dire lors des précédents articles, j'ai souhaité renouer avec la crèche traditionnelle et les porteurs d'offrandes même si le contexte est celui d'un bord de mer.

.

 

Naissance de l'Enfant Jésus -

Haut perché, le petit village, sur le chemin des douaniers, les santons en procession ont entendu les bergers eux-mêmes porteurs du message de l'Archange Gabriel.

 

En procession, hommes et bêtes descendent porter des offrandes  à l'Enfant Jesus.

 

Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -
Naissance de l'Enfant Jésus -

En ce jour de Noël, mes pensées vont vers tous ceux que l'année 2015 a malmenés.

Mes chaleureuses et sincères pensées les accompagnent.

 

 

Mes amitiés à vous tous mes chers ami(e)s lecteurs.

 

Joyeux Noël.

 

Santounette

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Published by Santounette - dans Les crèches
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commentaires

martinez 27/11/2016 19:16

votre crèche me laisse sans mots ....Superbe magique une féérie !!!!!

Santounette 28/11/2016 17:13

Merci pour vos encouragements cela me touche.

Marie 29/12/2015 18:14

Merci. Votre blog est un merveilleux voyage plein de poésie, de partages, de dons, vous représentez Noël. Vos crèches sont un enchantement des yeux et du cœur. Bonnes fêtes de fin d'année à vous et à tous ceux que vous aimez.

Santounette 30/12/2015 22:10

Sincèrement un immense merci Marie, vos compliments me touchent.
En ces temps tourmentés, la crèche permet effectivement de s'évader.
Bonnes fêtes de fin d'année à vous aussi et à votre entourage.

alysiane 28/12/2015 03:03

BRAVO pour le réalisme des scenes! Techniquement la mer est trés bien représentée avec les falaises !

Santounette 30/12/2015 22:12

Merci pour ton passage Alysiane, j'avais envie de représenter la mer pour faire plaisir à mon père.
Bonne fête de fin d'année.
Bises

NiniDS 26/12/2015 18:23

Comme elle est jolie, cette Nativité, et ce chemin à la fois serein et joyeux qu'empruntent tous les porteurs d'offrande, le cœur en joie...
Merci pour tout ce que tu partages avec nous, j'espère que ton Noël a été paisible et doux.
Bises.

mimi 26/12/2015 18:11

Magnifique. j'adore les rochers plus vrai que nature tout les petits détails bien placé, un pur bonheur. Amitiés

Quichottine 26/12/2015 13:38

Un immense merci, Santounette.
Ma petite-fille a eu du mal à attendre qu'il soit minuit pour déposer le petit Jésus dans la crèche... Mais elle l'a fait. ;)
Ta crèche est magnifique.
Bisous doux et belle journée à toi. Navrée de n'avoir pas pu te souhaiter un joyeux Noël à temps.

tiot le mineur 26/12/2015 08:24

Salut
c'est vraiment une merveille
Bonne fêtes de fin d'année

corinne 25/12/2015 21:48

C'est très joli tous ces animaux qui descendent avec les bergers et autres . Joyeux noël Santounette !!

Santounette 31/12/2015 09:18

Merci pour ce commentaire.
Pas de crèche sans bergers et moutons, c'est essentiel.
Bon réveillon
A l'année prochaine

Eliane 25/12/2015 19:59

Jamais déçue! très belle la crèche! Merci de nous avoir régalé les yeux toute cette année 2015 !!!
Bonnes fêtes de fin d'année et avec un peu d'avance je vous souhaite une merveilleuse année
2016
Eliane

Santounette 31/12/2015 09:20

Merci pour vôtre commentaire.
Bon réveillon
A l'année prochaine

Masi 25/12/2015 19:18

Félicitations !! Superbe !!!!!!!! Je reste bouche bée !!! Bises

Santounette 31/12/2015 09:21

Merci, c'est très gentil.
Ce soir réveillon avec mes parents.
Bon réveillon
A l'année prochaine

philippe de Santonnie 25/12/2015 17:05

un magnifique acheminement vers votre très belle Nativité en ce jour de Noel. Merci Santounette pour cette belle ballade. Joyeux Noel à vous et vos proches et à tous vos "fidèles" lecteurs...... Que 2016 soit plus douce que 2015...
Il faudra que vous me montriez comment vous réalisez vos belles montagnes pour mon cru 2016....

Santounette 31/12/2015 09:23

J'ai fait des photos du démarrage, je les enverrai.
Oui j'espère que l'année 2016 sera moins perturbée que 2015.
Bon réveillon
A l'année prochaine

Alrisha/Monique 25/12/2015 13:56

Quelle crèche pleine d'humanité et fort jolie ! J'aime les porteurs de fagots et les pêcheurs en train d'étendre leur filet.
Je te souhaite de passer un agréable Noël.
Gros bisous chère Santounette !

flipperine 25/12/2015 12:01

elle est magnifique ta crèche
bon Noël

flipperine 25/12/2015 12:01

elle est magnifique ta crèche
bon Noël

fadette 25/12/2015 11:54

Superbe crèche, bravo encore
Joyeux noël et bonnes fêtes de fin d'année

Jean-Claude 25/12/2015 11:51

Joyeux Noël et merci de nous faire partager toutes ces belles représentations.
J'ai installé mes 70 santons Escoffier, mais je ne suis pas à la hauteur pour ce qui est du décor.
A l'occasion il faudra que vous nous réexpliquiez comment vous faites tous ces rochers...

Je suis allé visiter une crèche dans le Rhône, la crèche du Chêne (environ 1000 santons de 60 santonniers différents sur environ 20 m2).
De toute beauté et plein d'idées à prendre...

Amicalement

Jean-Claude

Santounette 31/12/2015 09:27

C'est le même principe que le tuto que j'ai mis en ligne l'an passé et qui s'intitulait comment rendre un aspect minéral à la crèche, il n'y a rien de plus.
Je connais bien la crèche du Chêne, hélas c'est trop loin pour moi, j'aurais adoré admirer cette crèche en vrai.
Bon réveillon
A l'année prochaine

Korrigane-Bleue 25/12/2015 11:34

Super ta crèche, elle est magnifique comme d'habitude. Je pense souvent à toi. J'espère que tu vas bien et je t'envoie plein de bonnes pensées pour cette nouvelle année qui s'approche.

Santounette 31/12/2015 09:29

Moi aussi je pense souvent à toi, surtout lorsque je vois des animaux abandonnés.
Hier j'étais avec ma sœur, elle aide une factrice qui nourrit tous les chats errants de son quartier alors qu'elle n'est plus toute jeune et qui a recueilli un chien abandonné.
Heureusement qu'il existe des personnes aimant les animaux.
Bises

Micheline 25/12/2015 10:21

Merci Santounette pour cette merveilleuse crèche,j'aime beaucoup le coté bord de mer avec les pêcheurs, tout est vraiment parfait et on a l'impression qu'ils vont se mettre à bouger. MAGNIFIQUE!!!!! et passez de très bonnes fêtes.

carole 25/12/2015 10:03

Toujours aussi belle votre crèche ! Plus vrai que nature ! J adore les falaises tellement ressemblantes dans le détail ! Un grand bravo vous nous régalez toujours autant! Joyeux Noël à vous et à toute votre famille.

Santounette 31/12/2015 09:31

Merci pour votre passage Carole.
Je vous souhaite un bon réveillon
A l'année prochaine

biker06 25/12/2015 09:56

BON NOEL

Cara amiga, Car amic, Santounette
Une année s'achève avec cette période des fêtes en famille (lou temp de Calèna) et vous êtes toujours fidèles à mon site. Je tiens à vous en remercier, car, sans vous, je n’aurai pas pu progresser et être motiver comme je l’ai fait. Que de chemin parcouru depuis la création du site « Free Riders du 06 » avec tous les évènements que je vous ai fait découvrir. Les Promenades à travers le Pays Niçois... de la Préhistoire à nos jours, les balades dans mes vallées de la Countéa de Nissa. je peux vous annoncer que l’année 2016 verra le 10e anniversaire de mon blog. Pour l'heure, il me reste à vous présenter les vœux de mon site et les miens: "Bouòni Calèna e à l'an que ven »

VOICI POUR VOUS UN CONTE DE NOEL
Veillées dans nos vallées du pays niçois» (Vèiada en lou  nouòstri valada dou pais nissart)

C’était un de ces pays de montagne, adossé à mi- pente, au fin fond d’une vallée, sur une terre ingrate, une sorte d’ilot au milieu d’éboulis secs et de de roubines noires. Un petit hameau, auquel aucun Saint n’avait donné son nom, on en avait gardé le nom du lieu dit : « Despera » (*1)
Personne n’osait trop s’aventurer vers là haut, on disait que les habitants étaient méchants comme la teigne et laids comme des boucs.
On disait que l’hiver, il y gelait à pierre fendre. Que la terre y était trop dure pour y creuser le sol et que quand quelqu’un y mourrait, on le hissait en haut d’un arbre, parce que congelé, ni les corbeaux, ni les renards n’iraient en emporter des bouts.
On disait qu’ils ne ressortaient de leurs tannes, fin avril sentant le rance et l’urine, le visage noir de suie, les ongles comme des griffes, et qu’ils se livraient alors à un rite particulier, ils se lavaient tous les uns avec les autres dans le lavoir et ensuite dansaient mi- nu autour d’un feu dans lequel ils brûlaient leurs vêtements et leurs paillasses pleines de vermine.
On disait aussi, qu’ils étaient plus ou moins tous cousins consanguins par là-haut, à force de dormir l’hiver sur la même paillasse et sous les mêmes peaux de mouton
Et on disait…Et on disait…
Et on disait, le soir, autour du feu pour se donner le frison de la peur.
Il y avait une chapelle à Despera, mais le curé du canton n’y montait plus sinon pour la messe des morts, et relever le registre des naissances et des mariages « civils », souvent raturé que tenait un « Desperadois » qui savait tout juste écrire.
Pour cela, ce brave curé, se tapait quatre heures de marche par un mauvais chemin.
Il se faisait escorter par le bedeau et son frère armé d’un solide gourdin, car la fois où il était monté tout seul, il avait trouvé, des cochons et des poules dans l’église. Voulant mettre dehors tout ce petit monde et en trouver les propriétaires pour leur faire nettoyer les lieux, il fut violemment conspué.`
Bref, des sauvages et des barbares dégénérés, que l’on évitait soigneusement.
Il se passa, néanmoins, un heureux évènement cette année là, en Novembre, madame Ginola pour l’état civil, mit au monde son onzième enfant. C’était une fille, avait dit la mère Gobi, qui faisait office de sage-femme et d’accoucheuse pour les vaches. Elle l’empaqueta dans des linges plutôt propres et la remit à sa mère. Celle ci la regarda , et fut rapidement séduite par les grands yeux déjà ouverts et l’esquisse d’un sourire ; le père arriva un peu plus tard, et y jeta un coup d’œil discret, il faut dire qu’ayant sacrément arrosé le temps de la couvade (*2) , il s’affala saoul sur l’autre moitié de la paillasse et se mit à ronfler.
C’est le lendemain en démaillotant la petite, qu’on se rendit compte. Elle était bossue, n’avait qu’une moitié d’oreille velue et pointue, une main à quatre doigt, une grosse bosse sur l’arrière du crane, un bras plus court que l’autre et un pied bot.
La femme appela son mari pour lui montrer la chose : « T’as vu ce qui m’est sortie, qu’est ce qu’on va en faire, ce sera une bouche inutile . Elle rapportera jamais rien, il va falloir faire comme avec les autres. »
Le soir, le père, prit le bébé, et monta au fenil, là où sont accroché les jambons et les poitrines salées, là ou souffle le courant d’air froid qui raffermit les salaisons. Il y déposa l’enfant.
– « Va que si elle survit au froid, un coup de mal de poitrine, l’emportera bien dans les jours qui viennent. » Et il repartit…
Quel ange dans la nuit à la lueur d’une lanterne à bougie, donna un peu de lait d’ânesse à l’enfant, la recouvrit de flanelle, et posa un crucifix sur sa couche, nul ne le saura jamais.
Le lendemain matin, le père remonta, le bébé était toujours vivant et semblait en forme. Il écouta sa respiration, non elle était normale. Il ramassa le paquet et le redescendit à la mère.
– « Je ne comprend pas, ce qui s’est passé. Elle n’aurait pas du… »
– « La mère lui répondit, forcément tu l’a emmailloté dans de la flanelle, imbécile, il va falloir tout recommencer… »
Elle défit la flanelle et le crucifix tomba, elle se signa et dit au mari : « Prend un vieux bout de drap , trempe le dans l’eau, emmaillote là dedans et va la remettre là haut, s’il gèle, elle y passera. »
– Non ! Non ! j’ai vu le crucifix tomber, si quelqu’un l’a baptisée durant la nuit, je finirai aux enfers. C’est un signe de Dieu, il ne faut plus la tuer, il faut la garder, maintenant. »
Ainsi la peur de l’enfer, sauva l’enfant, mais il existe aussi des enfers sur terre….
Car la pauvre « Chouaspouneta » (*3) comme on l’appela, aurait peut être, en fin de compte, préféré le paradis des âmes innocentes à la vie au milieu des habitants de Despera.
Elle fut l’objet des moqueries et de la méchanceté des gens, on la faisait dormir l’été dans la niche du chien et l’hiver à côté de l’auge aux cochons, pour la nourrir, on mettait dans une auge par terre ce qu’avait laissé le chien ou le cochon, voire les poules. Ceux qui passaient le soir ou avant que le jour ne se lève, entendaient les longs sanglots de sa détresse dans sa solitude.
Mais chez ces gens-là ! On a de l’honneur, m’sieur dame, on ne se mêle pas des affaires des autres.
Le pire pour « Chouaspouneta« , était que les autres enfants la fuyaient, elle n’avait pas d’amis, la seule fois où heureuse, elle avait recueilli un loir qu’elle avait apprivoisé, elle eut le tort de le montrer à d’autres enfants. Ils lui arrachèrent le loir et le massacrèrent à coup de pied et à coup de pierre.
Un jour, un habitant du village, « Smountaco« , descendit vendre quelques peaux de renard, de lapin et de chèvre qu’il avait tanné, à la foire du canton.
Il en remonta avec un bouc , cinq chevrette et un petit garçon.
– « Aloura, mestre s’en reven de la fièra ? « (*4)
– « Ahi, ma sieu pas ségur, d’avé fach un bouon negoci « (*5)
Et il s’expliqua, bon il avait bien vendu ses peaux, et ça faisait un moment qu’il lorgnait pour s’acheter un nouveau bouc. Là-dessus, il était tombé sur un maquignon un peu gitan, qui lui avait dit : « Tapons là sur le prix du bouc, et je te fais cadeau des chèvres, si tu me débarrasse du gosse. »
Il avait bu plus qu’un coup , le prix du bouc était intéressant , les chèvres aussi mais qu’allait il faire du gosse.
« Tu pourra justement, t’en servir pour garder les chèvres et faire des brandes pour l’hiver. »
Lui répondit le maquignon.
C’est le long du chemin, que « Smountaco« , s’aperçu de la démarche du gosse, il boitait, marchait de guingois , et avait une bosse, un bras plus court que l’autre prolongé d’une main à trois doigt seulement. Bon, se dit-il, il sera toujours bon à garder les chèvres.
– « Aloura , pitchoun, couma ti souna ? » (*6)
Le gamin, le regarda tristement en secouant la tête de droite à gauche et en haussant les épaule.
– « Oh, accapes pas? seríes pas balourt o mut, tu ? » (*7)
– « Ma noun, audi e parli, ma sabi pas coume mi souna , moussu » (*8)
– « Aloura, te sounarai « Sabi pas« . (*9)
 
L’arrivée de « Sabi Pas« , changea la vie de « Chouaspouneta« , comme un boqueteau d’herbe dans le noir des roubines qui aurait donné naissance à un bouquet de violettes.
Moqués, chassés, martyrisés parfois par les autres enfants du village, ils forgèrent une solide amitié, une complicité qui leur permit de survivre.
« Sabi Pas » avait quatre année de plus que « Chouaspouneta« , et ce qui devait arriver arriva, l’amour se mit à voleter tout autour d’eux.

Lors d’une rare messe pour les morts que tint le curé, ils vinrent le voir.
– Mon père, nous voudrions nous marier.
– Mais vous êtes chrétiens et catholique au moins ?
« Chouaspouneta« , lui montra un petit crucifix : « C’est un ange qui me la donné, au moment ou la mort venait me prendre, je l’ai toujours gardé. »
Quant à « Sabi Pas« , il sorti du col de son tricot accroché à une chaine un médaillons figurant une madone : « C’est ma mère qui l’a passé autour de mon cou, avant de me jeter par la fenêtre, quand les gens ont mis le feu à notre roulotte. »
Le prêtre réfléchit: après tout recueillir au sein de la paroisse des âmes pures et innocentes faisait partie de son sacerdoce et du message du christ.
– « Je vais vous donner ma bénédiction mes enfants, mais je ne veux pas que cet acte reste clandestin, je veux que les gens le sache. Et vos parents sont-ils consentant ? »
Il regarda la tristesse de leur regard et dit : « Ai accapit, alors on se passera de leur consentement. Bon, vous n’avez pas d’anneau, on prendra de la ficelle, et pour les témoins les anges seront là, ce seront sans doutes les mêmes que la providence vous avait envoyé . »
Ainsi, le prêtre fit sonner les cloches, et les mariât.
Il fit résonner les cloches, lorsqu’ils ressortirent de l’église bras dessus, bras dessous.
Les gens peut habitués à une telle activité carillonnante, en curieux s’étaient massé au bas des marches de l’église. Dés qu’ils les aperçurent, ils se moquèrent, leurs jetèrent des épluchures.
– Oh que si vous faites des petits gardez moi en on les mettras dans une cage au cirque.
– Venez voir le mariage des monstres.
– La nuit de noce va être difficile, faudra un treuil pour les séparer. Tant qu’ils sont mal foutu.
– Les bosses vont s’entre choquer.
Ainsi sous les moqueries et les projectiles, « Sabi Pas » et « Chouaspouneta« , fuirent en courant vers la montagne et on ne les revit plus.
……..
Cinquante ans passèrent, il s’en passa des choses à Despera, une route y arrivait, et on avait érigé sur la place du village, un drôle de monument ou figurait des noms, en face, il y avait même une bâtisse neuve ou était marqué Mairie. Sur la place en face de l’église, on avait fait des travaux, il y avait un bar, auberge, restaurant, avec une terrasse sous une tonnelle.
Un couple de gens, plutôt âgés, mais alertes et élégants virent s’assoir à une table.
L’aubergiste, ravit d’avoir des clients, s’empressa de venir s’enquérir des commandes.
– Bonjour madame, bonjour monsieur, que puis-je faire pour vous être agréable ??
– Ce sera un blanc cassis bien frais pour moi et une limonade citronnée pour ma femme.
Nous profitons de ce bel été mais cela donne soif.
A son retour, avec les consommations, l’aubergiste tenta d’engager la conversation :
– C’est la première fois que vous venez en excursion à Despera.
– Non, nous y avons même vécu, mais le village a bien changé depuis.
– Oui surtout depuis la route.
– Je me rappelle de quelques noms, Firmin, le fils du moulin, Albert de la ferme haute, Henri de la rue basse. Que sont il devenus ?
– Ils sont au monument au mort chère madame, la guerre, vingt cinq garçons de Despera n’en sont pas revenus.
– Et la maison des Ginola, elle est toujours là ?
– Oui, bien sûr, mais entre l’exode rural et la guerre, elle est aujourd’hui abandonnée.
Mais dites moi, c’est vrai que vous semblez bien connaitre le village et les habitants, c’est quoi votre nom.
– Notre nom ne vous dira rien , mais le sobriquet dont on nous affublait peut être, on m’appelait « Sabi Pas » et mon épouse avait droit au diminutif de « Chouaspouneta« .
L’aubergiste les regarda comme des fantômes.
Et « Chouaspouneta » rajouta : « Nous allons faire un tour dans les environs du village, serait il possible de déjeuner à midi, midi et demi chez vous en terrasse ? ».
– Bien, sûr, bien sûr, marmonna décontenancé l’aubergiste.

A midi est demi, la place devant la terrasse de l’auberge était pleine de monde, « Chouaspouneta » et « Sabi Pas« , s’assirent à la table que leur avait richement préparée l’aubergiste. Si le public les dévisageait, eux en faisaient de même, et sinon un air de famille commun, un regard misérable de méchanceté congénitale, ils avaient tous un point commun. D’affreuses rides qui telles des cicatrices leur barraient le visage ou s’accrochaient des verrues grosses et difformes , des bouches édentée, des chevelures scalpées par des plaques de calvitie, des corps rongés par l’arthrose et les rhumatismes qui les torsadaient et leur donnait un air de vieux pantins misérables.
Alors que malgré leur abondance chevelure blanche, au contraire, « Chouaspouneta » et « Sabi Pas« , resplendissaient de beauté comme s’ils avaient eu tout au plus une trentaine d’années.
On dit même que lorsqu’il moururent lié par un pacte d’amour à 90 ans, on aurait dit deux adolescents d’une beauté comparable à celle des statue grecques de l’antiquité.
Et bien oui, roulés dans la méchanceté, ils avaient fait comme les pierres de la montagne, ces pierres sans forme et pleines de reliefs brisants qui, roulées dans le torrent, était devenues des galets, de ceux si lisses et si beaux qu’on les ramasse parfois pour les mettre dans la crèche de Noël. »

(*1) « Despera »: Le désespoir.
(*2) la couvade : Coutume qui veut que le mari ou le père, réunisse quelques amis, et qu’au bout de nombreuses libations, mime la délivrance.
(*3) « Chouaspouneta » : petite souillon.
(*4) « Aloura, mestre s’en reven de la fièra ? » Alors , maître, on s’en revient de la foire ?
(*5) « Aloura , pitchoun, couma te souna ? » Alors petit comment tu t’appelles ?
(*6) « Ahi, ma sieu pas ségur, d’avé fach un bouon negoci »: Oui, mais je ne suis pas sur d’avoir fait une bonne affaire.
(*7) « Oh, accapes pas, seríes pas balourt o mut, tu ?« : Oh, tu ne comprends pas, tu ne serais pas sourd ou muet ?
(*8) « Ma noun, audi e parli, ma sabi pas coume mi souna , moussu« : Mais, non, j’entends et je parles, mais je ne sais pas comment je m’appelle, monsieur.
(*9) « Aloura, ti sounaras « Sabi pas« . « : Alors, tu t’appelleras « Je sais pas ».

La morale de cette histoire: si vous êtes « nissart » et que les français vous regardent de haut d’un air méprisant, laissez dire et laissez faire, le temps travaille pour nous. Après cette belle histoire, je vous souhaites à tous: « Bouòni Calèna »

Texte écrit par Barbajohan

@+ Pat

B Vérisson 25/12/2015 09:15

Merci pour tout , joyeux Noël à vous et votre famille .

Santounette 31/12/2015 09:31

Merci pour votre passage.
Je vous souhaite un bon réveillon.
A l'année prochaine

Christine2 25/12/2015 09:08

Joyeux Noël Santounette !
Je trouve votre crèche de cette année particulièrement réussie (même si je les aime toutes), j'admire votre créativité et la poésie qui s'en dégage. Merci de nous offrir ces belles pages. Bonne journée et à bientôt.

Santounette 31/12/2015 09:33

Merci Christine, je me suis demandée ce que les lecteurs pensent de cette crèche, j'ai eu moins de retour que d'habitude, je ne sais pas si cela vient du fait que l'on a pas l'habitude de représenter un bord de mer.
Merci pour votre fidélité aussi.
Bon réveillon et à l'année prochaine

.♥*¨*•.¸¸❤✿¸.¤*¨¨*¤.¸¸ 25/12/2015 08:29

j'espère que tu vas bien.... !! belle journée....

.♥*¨*•.¸¸❤✿¸.¤*¨¨*¤.¸¸ 25/12/2015 08:29

ulk y a même une plage....cool....j'arrive

renejeanine 25/12/2015 08:16

bonjour chere amie, magnifique cette crèche, quel travail ! superbes les moutons et les santons , en particulier les bergers, les porteuses de bois, les anes porteurs, et les pecheurs, sans oublier la creche proprement dite, toute en finesse, un grand bravo, joyeux Noel, bonne fin d 'année et grosses bises

Monique 25/12/2015 07:33

Merci Santounette de nus faire rêver ,de nous apporter de la douceur dans tes articles....Bon Noël à toi et à ta famille.Bisous monique

flo74 25/12/2015 06:07

Ta crèche est superbe, un immense bravo. Joyeux Noël. Bises.

dom 25/12/2015 05:15

Merci, Santounette
Je te souhaite un

╔═════════ ೋღ❤ღೋ ═════════╗
ೋ ❤❤❤ JOYEUX NOEL ❤❤❤ ೋ
╚═════════ ೋღ❤ღೋ ═════════╝
♥ Bisoux ♥
Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ dom Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ

Virginie 25/12/2015 02:15

Bravo une fois encore pour ta merveilleuse crèche et merci pour ce message de paix et d amour . Joyeux Noël à toi ainsi qu' à tes proches.

Santounette 31/12/2015 09:35

Merci pour ce passage et ce commentaire, cela me touche.
On a bien besoin de messages d'amour et de paix en ces temps troublés.
Bon réveillon
A l'année prochaine

mumu47 25/12/2015 02:07

Merci pour tes voeux que pour toi aussi le meilleur soit .
Ta creche est magnifique :quelle delicatesse et finesse le santon de Marie .
Bisous

Marie-Anne 25/12/2015 01:35

Joyeux Noël, Santounette!!!!
Ta crèche est vraiment fantastique!!!! Bravo!!!!
Meilleurs voeux pour une bonne année 2016, pleine de santé et de bonheur!

cornuau 25/12/2015 01:00

bravo très belle crèche joyeux noël a vous aussi ainsi qu’une bonne année 2016

santounette 25/12/2015 09:48

Merci pour votre passage.
Je vous souhaite également de bonnes fêtes.

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